Désolé pour ce titre qui ne fait pas dans la dentelle, mais je voulais m’assurer d’avoir l’attention de l’assistance. Ce post ne s’adresse évidemment pas à mes lecteurs de longue date, qui connaissent mon positionnement et ont appris en me lisant à se distancier de leur propre conditionnement pour pouvoir me comprendre, et ont toujours compris que ma seule obsession est de comprendre les éléments les moins accessibles, et dénoncer ceux dont la capacité de compréhension se limite aux frontières de ce qui choque leur bonne conscience de nantis.
En faisant ce blog, j’ai mené ma petite expérience sociologique à moi. Non pas sur les bobos, dont je me contre-fous et préfère depuis longtemps les laisser crever dans leur boubou et leur keffieh. Non, mon expérience sociologique avait bien plus trait à la connaissance de la réaction du lecteur moyen, ce qu’on appelle communément le “grand public”, comme son nom l’indique mal.
Vous êtes une sacrée bande d’esclaves de merde. D’abord, vous vous enthousiasmez comme une petite pucelle contre qui on frotte sa bite en bandaison quand on lui roule la première galoche. Vous ne réalisez pas que vous réagissez à des ficelles tirées exactement de façon à vous faire réagir comme vous le faîtes.
Dans mon cas, c’aura été de faire des textes parfaitement insipides, avec le mélange qui sied parfaitement la génération Canal+, génération de branleurs oisifs pseudo rebelles dans laquelle 90% de vos gueules de cons se trouve. 60% d’insignifiance, 20% d’humour, 20% de fausse subversion. Et vous voila conquis.
Très vite, ce blog a eu un succès massif, cumulant plus de 10 000 visiteurs uniques par jour, et trouvant relai dans des dizaines de media dominants, me faisant même inviter au Parisien, et à Radio France pour en parler (invitation refusée, n’ayant pas de temps à perdre avec ces enculés qui ont contribué à produire une génération aussi conne).
Dès les premiers mois, après avoir observé les pires comportements que j’avais anticipés sur les effets de foule sur Internet, je me suis immédiatement lassé. Le seul moyen pour moi de continuer l’expérience étant d’écrire des textes avec un humour plus conforme à celui du milieu d’où je viens, d’où vous ne connaissez rien tout en vous branlant sur le fait de connaître quelqu’un à 8 degrés qui en fait partie. Ce milieu où pour nous, nous appeler “sale nègre”, “enculé de youpin” ou “putasse de crouille” fait partie du quotidien. Où vanner les noirs en disant qu’ils bouffent avec leur pieds, les arabes en les disant capables de louer une putain de Ferrari juste pour faire le tour de la barre d’immeuble, ne sont pas du “racisme”, comme vos gueules de sodomites esclaves de la société de consommation dont vous arborez fièrement votre soumission sur vos accoutrements pitoyables et vos soirées “hipsters” de merde l’a laissé entendre en commentaires, mais le seul moyen de tourner en dérision une situation sociale subie, un moyen de s’échapper de la misère financière, sociale et sexuelle par l’humour.
Mais difficile de comprendre ca quand on est un putain de pédéraste mental, qu’on se fait manipuler comme une merde et qu’on se prend pour un rebelle dès que ses valeurs de petit bourgeois, forgées par Nova et la merde de raggae rabâché pour vous endormir les neurones que vos joints de rebelles en carton-pâte n’auront pas achevé de griller.
Parlez de racisme, continuez à vous focaliser sur des éléments sociétaux anecdotiques, continuez à militer pour le droit de défiler sur un char pour crier tout haut son droit de se faire sodomiser, ou de crier qu’il est normal et “alternatif” de danser sur de la musique techno pour dire qu’on aimerait avoir une chatte à la place d’une bite. Continuez, car vous faîtes le jeu exact des enculés qui ont fait de vous ce que vous êtes, les media, le capitalisme, la société de consommation. Cette même société qui a éliminé tout débat social de fond par une série de manipulations depuis les années 60, dont la finalité aura été d’éliminer progressivement toute possibilité de prise de distance et de critique constructive par la vraie subversion, en érigeant des intouchables, des “valeurs” qui ne sont en fait que des bauderuches, qu’il est depuis impossible de toucher sans que l’armée de la bande conscience ne nous tombe desssus, alors même que toute compréhension du monde EXIGE d’éclater ces leurres, ces trompe l’oeil nocifs, pour voir un début de réalité en face.
Mais vous êtes la pire génération. Les saloperies nées après 1975, et dont l’unique objectif dans la vie est de jouir dans un océan de consommation, et de vous racheter votre conscience de bourgeois soumis fils de saletés de soixante-huitards en voulant rire “utile”, c’est à dire rire tout en vous croyant subversifs et alternatifs. Et c’est ce que je vous ai servi, et c’est pour ca que vous m’avez sucé, et je comprends que de se rendre compte de s’être pris un balai dans le cul ne soit pas agréable.
Vous pensiez mépriser ou rire des bobos? Vous êtes ce qu’il y a de pire dans le bobo, des petits kapos de la bonne conscience de gauche, le rêve de tout politicien tant votre propension à vous faire manipuler donne des armes inespérées à la société pour vous maintenir dans le rang, avec votre plus grand consentement.
Allez donc vous faire enculer profond, sérieusement. J’étais décu au premier abord de me faire lécher les couilles par les putains d’identitaires, car ils sont votre exact miroir de l’autre côté de l’échiquier politique, à savoir des obsessifs prisonniers de leur dogmes. Mais après réflexion, je préfère encore avoir à les supporter, eux qui ont l’honneur de réfléchir au delà de la soupe qu’on leur sert, que de devoir supporter vos faces de vomi humain.
Et pour mes vrais lecteurs, qui me suivent depuis Pasdeschiffons, qui ont compris le concept du déclassé intégral, de la distanciation de son condtionnement par pure obsession de la compréhension, et qui savent que je distille le tout avec humour dans le seul but que la vérité fasse mouche, restez branchés. On va redevenir aux choses très sérieuses avec Pasdeschiffons saison 2, qui augmente le niveau d’une facon inimaginable, laissant encore plus d’esclaves mentaux sur le bas-côté.
En attendant, vrais lecteurs intelligents, merci pour votre fidèle soutien et vos commentaires passionnants et drôles. Vous êtes mon putain d’espoir dans cette génération foutue. Continuez à lire mon blog, 100% pur parasite, ainsi que mes 140 caractères de provocation permanente. De quoi choquer cette génération de clébards nés avec une cuillère en or dans leur bouche putante, déformée à force de sucer la bite du consumérisme et de la bonne conscience.
“Quand j’ai la plume gavée,
faut surtout pas que tu me pousses,
avec cette rancune née sur le bitume,
je les encule tous.” (La Rumeur)