Les bobos espèrent tous que Barack Obama sera élu Président des Etats-Unis. Ils sont convaincus qu’un homme noir est l’élu idéal pour faire cesser la guerre et répendre la paix dans le monde.
Le bobo a une propension a considérer les femmes et les noirs gentils comme plus humanistes que les hommes blancs.

P’to, j’aime bien O’bama, il casse la Barack. Mais j’habite pas Paris et je hais les tongs et les keffiés. Ouf.
http://philippe-boulet-gercourt.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/03/20/l-integrale-du-discours-d-obama-en-francais.html
Cet article aurait mérité d’être plus développé, car c’est excellent.
On va se répéter, mais comme les bobos sont des révolutionnaires dans l’âme, de même qu’ils ont applaudi l’avènement du tri collectif, ils rêvent qu’un Noir soit élu président des USA (accessoirement, Obama est métis).
Parce qu’un Noir aux Etats Unis effacerait d’un coup des siècle d’esclavage et de Traites des Noirs (un peu comme le 10 mai en France). Ca coute pas cher et ça mange pas de pain.
Et puis un Noir, qui est forcément un descendant d’esclave, ne peut être donc que bonté, charité et paix. Ainsi donc un Obama ferait plus pour la paix dans le monde et diplomatie qu’une Clinton et surtout qu’un McCain.
Du coup ce serait formidable, tous les Noirs qui croupissent en prison ou au fond d’un canniveau en Nouvelle Orléans parce que l’esclavage n’a jamais été aboli se remettrait à espérer à une vie meilleure (et il n’y aura plus personne pour faire du blues).
Et du coup, le moindre abruti qui oserait ouvrir sa gueule ne rencontrerait que mépris de la part des bobos. Un Noir président des USA ça veut dire qu’on a fait notre mea culpa, faudrait ptet pas trop nous en demander non plus.
Au Nigeria (et ailleurs) il y a que des Noirs qui sont présidents (depuis l’indépendance) et tout le monde s’en fout.
Un noir président, c’est avant tout l’avènement du bobo sur le rationnel, du sociétal sur le social, de l’apparence sur la mesure, du détail sur le global.
Un noir président, c’est la victoire du “ca fait bien”, de la déculpabilisation, de l’extotique.
Un noir président, ca reste un président, donc un pantin mis en place par des décideurs financiers, ceux qui ramènent l’argent dans les partis politiques sans lesquels ces noirs là continueraient à faire la comptabilité dans des entreprises de deuxieme classe.
Un noir président, c’est un choix délibéré de financiers qui ont estimé que le nombre de gens capables d’élire le chef de la nation sur sa couleur de peau a atteint le seuil critique au dela duquel cela pouvait avoir un role prépondérant dans la victoire, une victoire qui leur permet, comme avec un blanc, comme avec une femme, un singe ou une girafe, de maximiser leurs intérets économiques.
Un noir Président, c’est la plus grande escroquerie de l’histoire.
Un noir à la présidence US, ce n’est de toute façon pas possible actuellement :
Barack Obama : 5 syllabes.
John Mc Cain : 3 syllabes.
Les USAiens aimant ce qui est facile à comprendre et donc court à exprimer feront leur choix avant tout sur ce critère…
Je ne pense pas qu’un noir président soit une escroquerie. C’est la solution d’un système qui pense durer éternellement en récupérant tout. Comme l’invention du bobo en somme. Toujours ces bonnes vieilles histoires de Brotherhood…
Le pire c’est que cet abruti joue le jeu à fond, avec ses intonnations à la Martin Luther King Jr et son grand meeting le jour anniversaire du fameux discours “I have a dream”. Je ne sais s’il faut en rire ou en pleurer…
Enfin bref, comme Anders, je ne pense pas qu’Obama puisse gagner anyway. C’est comme dans la pub. Un noir peut s’identifer à un blanc, mais pas l’inverse. Les noirs et les bobos ne font pas numériquement le poids face aux WASPs et aux white trash. Et puis comme en plus les prisonniers n’ont pas le droit de voter (enfin je crois?)…
Ah mais non je suis vraiment trop bête. Si George Clooney et Leonardo di Caprio roulent pour Obama, toutes les américaines de moins de 50 ans vont voter pour lui, ce qui va rééquilibrer la balance.
Barack, what else?
Faut pas en faire trop non plus. Barack Obama est encore favorable au mur à la frontière mexicano-américaine, et pour la peine de mort. Mais je concède que ce serait un énorme pas pour l’Amérique que de l’élire à la Maison Blanche.
Je ne vois pas en quoi être démocrate et pour la peine de mort est antinomique.
Si j’ai bien retenu mes cours d’Histoire, la différence actuelle (pour faire court) essentielle entre le parti démocrate et républicain est que le premier est en faveur d’un État fédéral fort et d’un certain interventionnisme économique, le second étant en faveur d’une décentralisation des pouvoirs au profit des états fédérés et favorable à un interventionnisme faible économiquement (voire à pas d’interventionnisme).
Le reste n’est du qu’aux différences entre l’électorat traditionnel des démocrates et républicains et n’est donc affaire que d’opportunisme et de démagogie électorale.
Même sur l’interventionnisme, les républicains, qui y sont très vite devenus hostiles (peut-être sous la pression des Sudistes), ne l’étaient que de façade, puisque soutenus par les industriels du Nord ce sont les présidents républicains qui ont du mettre en place le plus de mesures protectionnistes.
Bref, il faut toujours penser à faire la distinction entre le “dogme” des partis (qui en gros, pour les deux partis a fait un 180° après la Guerre de Sécession pour devenir ce qu’il est aujourd’hui), les élus issus de ces partis, et l’électorat de ces partis. Trop de journalistes ont tendance à tout confondre en parlant de la prochaine élection présidentielle américaine.
On peut parfaitement être un élu démocrate et pour l’avortement comme un électeur républicain et tout aussi pour l’avortement, aucun n’allant contre le “dogme” historique ou actuel de son parti.
Ça explique aussi pourquoi un descendant de Noir pro-républicain du XIXe siècle devienne le plus naturellement du monde un pro-démocrate au XXIe (ça c’est du au volte-face dogmatique d’après Guerre de Sécession au sein des deux partis).
Cela va sans dire que ces deux partis ne peuvent se réduire à des clivages “gauche-droite” comme en France.
Les “frictions” entre Obama et McCain sont plus le fait des différences entre leur électorat de base que de réels clivages politiques.
J’en ai oublié la conclusion de mon propos
: Obama et McCain c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Comme pourraient le dire les Ch’tis, l’élection américaine c’est comme une barack eud’ frites.
J’ai envie que McCain gagne, rien que pour pas à avoir à entendre les bobos l’ouvrir cet hiver…
Une question:
Ne serait ce pas un peu bobotisant que de s’acharner contre les bobos?
Comme une manière de rejeter son coté bobo…
“J’ai envie que McCain gagne, rien que pour pas à avoir à entendre les bobos l’ouvrir cet hiver…”
Tres intelligent… Je peux comprendre l’agacement suscité par les bobos mais tout de meme. Il s’agit de l’avenir des Etats Unis et par conséquent, de la planete. Affirmer que Mc Cain = Obama relève d’une méconnaissance totale de la politique actuelle des Etats Unis. Trop de cynisme tue le discernement.
Je ne veux prendre la défense de personne, mais je rappelle que Obama, comme McCain bénéficie de financements de la part des grands industriels du pays (sidérurgie, armement, pétrole), et que lui comme tous ses prédécesseurs devront évidemment s’accroupir devant ces mécenes en ouvrant toujours plus les frontières, et en libéralisant toujours plus l’économie du pays. Or, la crise actuelle nous donne l’avantage de ne pas avoir à faire de dessin pour montrer à qui profite le capitalisme sans borne, et à qui cela porte atteinte…
Obama est comme McCain, comme Bush, comme Clinton: un attaché de presse de luxe chargé de mettre en place des politiques dictées par des gens dont les intérets et la puissance le dépassent largement.
Plus généralement, quand je vois l’application avec laquelle les médias internationaux et bien pensants veulent nous vendre le produit Obama (Canal+ et Nova, pour ne citer qu’eux en France), j’ai tendance à me méfier…
Mais je suis d’accord sur cela, c’est sur qu’il ne faut pas se leurrer et qu’aux Etats-Unis le système est fait de telle sorte que les intérêts financiers priment souvent sur les idéaux politiques. Non ce qui me gêne dans cet article et surtout dans quelques commentaires c’est qu’en les lisant on a limite l’impression qu’il faudrait plutôt voter Mc Cain! J’ai juste voulu relativiser un peu (par contre la couleur de peau d’Obama j’en ai rien à foutre, je dirais la même chose s’il s’agissait d’un blanc)
Alors oui la politique d’Obama reste libérale. Non il ne faut pas espérer un retour immédiat de quelques milliers de soldats américains en Irak. Mais je pense qu’il est évident qu’Obama ferait disons “moins de mal” aux Etats Unis qu’un Mc Cain. Et le parti républicain est historiquement et sera toujours, ne l’oublions pas, plus conservateur que les démocrates, sera toujours en faveur du maintien de la loi constitutionnelle autorisant le port d’armes, contre l’avortement etc, d’un impérialisme toujours plus agressif (l’Amérique du bien contre l’Irak du mal, c’est comme ça qu’il faut leur parler aux “couch potatoes”). Parce que son électorat (majoritairement l’Amérique rurale “assez peu” cultivée mais très endoctrinée) reste attaché à des valeurs traditionnellement américaines et que la peur que les politiques leur communique (surtout véhiculée par les républicains, je pense que personne ne pourra me contredire là dessus) leur donne envie d’aller faire la guéguerre aux méchants Arabes illico.
Par ailleurs concernant les présidents nigérians noirs “dont tout le monde se fout”, bah quand toute la population est noire, c’est pas très étonnant en même temps. L’accession d’un président noir à la Maison Blanche c’est symbolique, ça n’enlèvera pas le souvenir de l’esclavage c’est sûr (d’ailleurs c’est pas la question), c’est juste que dans un pays où la discrimination raciale était si communément admise qu’elle faisait l’objet de lois il y a une quarantaine d’années encore, ce serait quand même (encore une fois symboliquement) un énorme progrès. Y’a rien de bobo ou pas bobo là dedans, faut pas tout mélanger.
Je pense ne rien vous apprendre avec tout cela. Par ailleurs ce blog m’a beaucoup fait rire (surtout la partie sur les banlieues, c’est très vrai!) Je pense que l’auteur a beaucoup de talent, et rarement je n’ai vu ma pensée aussi fidèlement et brillamment exposée. Bonne continuation à toi
“lui comme tous ses prédécesseurs devront évidemment s’accroupir devant ces mécènes en ouvrant toujours plus les frontières, et en libéralisant toujours plus l’économie du pays.”
Mwahaha! Moi je suis peut-être cynique, mais réaliste. La toute récente nationalisation d’AIG prouve bien que les USA sont tout sauf un pays libéral. Pour ceux qui en doutaient encore.
@ Anonyme :
“Et le parti républicain est historiquement et sera toujours, ne l’oublions pas, plus conservateur que les démocrates”
Non, le parti républicain n’est pas historiquement le plus conservateur des deux partis. N’oublions pas qu’avant la fin de la guerre de Sécession, le vivier électoral des Démocrates se trouvait dans le Sud, parmi les esclavagistes, par opposition aux industriels du Nord, anti-esclavage (soit-disant), progressistes et majoritairement Républicains.
Et non, rien ne changera avec Obama, à part symboliquement, point sur lequel bien sûr on s’extasiera jusqu’à la fin des temps, comme la victoire des Bleus en 98 en somme.
Simplement parce que l’Administration est une machinerie lourde, qu’on ne réforme pas en 4 ou 5 ans. Parce que la situation géo-politique des USA est en train de prendre un tournant… dangereux (mise en danger de sa place de n°1 économique, anti-américanisme grimpant aux 4 coins du monde…) et qu’il n’y aura pas 36 solutions.
Les USA seront obligés de rester en Irak et en Afghanistan, au moins pour le symbole (c’est les leaders du monde quoi, merde!), seront obligés (le sont déjà) d’intervenir massivement dans l’économie réelle (c’est déjà le cas dans la finance et l’immobilier, merci la FED, alimentée par les deniers des contribuables, qui vole au secours des grands patrons), and so on and so forth…
Et ce quel que soit le président. Donc non, je ne vois toujours pas où est la différence entre Obama et McCain.
“Mwahaha! Moi je suis peut-être cynique, mais réaliste. La toute récente nationalisation d’AIG prouve bien que les USA sont tout sauf un pays libéral. Pour ceux qui en doutaient encore.”
ah ouais? nationaliser les pertes et privatiser les profits n’est pas le symptome de l’ultra libéralisme?
Autant je respecte ta vision sociale, autant je crois que tu manques de discernement économique…
Oh mais je ne demande pas de respect, et comme je n’ai pas une âme de Che, ce qui m’intéresse c’est de confronter mes idées, bien calée dans mon canapé.
Privatiser les profits et nationaliser les pertes, ce n’est pas de l’ultra-libéralisme, c’est le discours d’Olivier Besancenot… Et ne vous inquiétez pas, le petit mec de la classe moyenne, surtout s’il dirige une PME, on lui nationalise bien ses profits aussi…
“Le libéralisme prône une action minimale, voire nulle, des pouvoirs publics dans la sphère économique. [...] Les défenseurs du libéralisme considèrent que compter sur l’État pour corriger ces situations, c’est lui prêter une bienveillance, des connaissances et des capacités qu’il n’a pas. Son action semble souvent inefficace, voire porteuse d’effets pervers.” Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Wikipédia.
Il ne faut pas se laisser bourrer le crâne par les libéraux néo-classiques. Ils acceptent l’intervention de l’État, quand tout va mal, mais dans quelles proportions? (Régulation des marchés, gendarme de la Bourse… c’est quand même pas pareil que nationalisation d’entreprise privée en faillite!!) On ne sait pas vraiment. Et qui paie? Le contribuable, on est bien d’accord.
Les néo ont tué les classiques avec leur vision du libéralisme, et les hommes politiques ont fini de le vider de toute sa substance. Ça me tue.
Ériger les États-Unis au rang d’ultra-libéraux, eux qui manient la subsidy et le protectionnisme mieux que quiconque, ça me laisse sans voix.
Je ne dis pas que le libéralisme est la panacée, il entraîne fatalement une dichotomie et un écart entre ceux qui ont de l’argent et ceux qui n’en n’ont pas.
Le libéralisme tel que vous l’entendez TdB, est peut-être plus un compromis entre économistes et politiques, les uns voulant assoir le pouvoir des élites par l’économie, où le plus riche est favorisé, et les autres voulant assoir le pouvoir des élites par la force de l’État (avec un système qui ressemble beaucoup à l’Église du Moyen-Age), où les élites sont politiquement protégées des conséquences de leurs turpitudes par l’injection de fonds publics (les riches ne payant pas (ou si peu) d’impôt ou se “délocalisant” en Suisse, ce n’est pas en partie dans leur poche que l’État va se servir, mais dans les nôtres exclusivement).
Mais dire que privatiser les profits et nationaliser les pertes, c’est de l’ultra-libéralisme est pour moi un non-sens, puisque contraire à l’essence-même du libéralisme, je veux dire, quand on se tient à une définition strictement économique (et non à sa déformation faite par les politiques) du mot “libéralisme”.
un systeme financier ou les banques peuvent preter de l’argent et refourguer leurs créances sous formes de titres interchangeables sans controle de risque serait donc le propre d’une économie néo-keynésienne?
Bien sûr que non. Et c’est précisément ce que je dis. Puis-je? : des banques d’investissement au bord de la faillite qui se font renflouer les caisses par les deniers publics aux États-Unis, c’est le propre d’une économie ultra-libérale?
dans la mesure ou une fois renflouées, et une fois mises en place les conditions de leurs profits futurs, elles seront reprivatisées, oui. Dans la mesure ou la faillite entraine la perte pur et simple des actions pour les posesseurs de capital de l’entreprise, et que le refinancement public leur permet de ne pas être ruiné, et donc de croire encore au systeme capitaliste financier, oui.
en bref, ce genre de mesure est là avant tout pour sauver le systeme financier ultra-libéral de sa propre contradiction, ce n’est en rien une victoire de l’état interventionniste
Je n’ai pas dit ça. Je ne prône ni une politique keynésienne, ni un État interventionniste victorieux.
Je m’en tiens aux faits. Un État qui intervient dans l’économie est par définition interventionniste, donc par définition non-libéral.
Les États-Unis réussissent l’exploit de passer pour libéraux alors qu’ils nationalisent, subventionnent, protègent leur économie.
Après le fait que élites capitalistes puissent tout se permettre (malgré la Fed, qui n’est finalement qu’un symbole, un ersatz de contrôle étatique des déviances de l’économie), car seront de toute façon récompensés, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, je suis d’accord, mais je ne vois pas en quoi ça remet en cause le fait que je dise que les États-Unis ne sont pas un pays libéral, encore moins ultra-libéral.
Le libéralisme et le capitalisme sont de toutes façon deux concepts distincts. Le premier est l’une des conditions du second, mais le second n’a pas besoin du premier pour exister, les USA et l’Europe en sont la preuve.
Alors déjà à court d’arguments? ou décidé à appeler un chat un chat?
loseuse c’est pas bête ce que tu dis, mais faut relativiser un peu ton propos. si les USA ne sont pas un pays libéral, ils sont quoi alors? et la france c’est quoi? et cuba, non mais sans déconner!!
s’ils font du protectionnisme en imposant des gros tarifs douaniers aux frontières, quoi de plus normal, ils protègent leurs industries. ils n’en restent pas moins libéraux à l’intérieur de leurs frontières. nous en europe on est tellement cons qu’on ne fait même pas ça. on fait le contraire! on ouvre aux frontières et on bloque à l’intérieur! qu’est-ce-qu’on est con…
si l’état fédéral renfloue à mort en ce moment c’est uniquement parce que s’il le fait pas, tout le système LIBERAL va se casser la gueule! enfin disons que ça pourrait entamer une période de (vraie) crise économique.
enfin s’ils subventionnent leur agriculture c’est pas parce qu’ils sont anti-libéraux c’est juste parce que s’ils le font pas tous les agriculteurs seront sur la paille dans six mois. encore une fois ce sont des techniques interventionnistes au profit d’un système libéral. exactement le contraire de l’europe.
Je me rends compte maintenant combien je manque de discernement économique, merci de me le rappeler.
J’avais oublié à quel point libéralisme économique et globalisation de l’économie sont deux concepts rigoureusement antinomiques.
Qui dit libéralisme économique dit libre circulation des services et des biens. Je ne savais pas que ça s’arrêtait aux frontières des États, mais que voulez-vous, on ne peut pas en attendre beaucoup de quelqu’un qui a eu un Bac L… Donc les trade barriers (tarifs douaniers, taxes sur les importations, accords douaniers avec d’autres pays – tiens tiens, moi qui croyait que le libéralisme ne traversait pas les frontières..), c’est le symptôme-même de l’ultra-libéralisme.
Qui dit libéralisme économique dit non intervention de l’État dans l’économie, surtout à l’intérieur desdits États. Donc quand les USA ont des entreprises publiques ou nationalisent des entreprises privées, ils sont libéraux version Kawha, c’est du pur libéralisme à l’intérieur des frontières. Subventionner ses agriculteurs, au détriment de ceux du reste du (tiers) monde (tiers-monde à qui l’on demande de ne pas mettre en place de mesures protectionnistes par contre), c’est même plus du libéralisme, il faudrait inventer un nouveau terme tellement c’est libéral.
Qui dit libéralisme économique dit liberté contractuelle. Donc les monopoles publics (type USPS jusqu’à récemment) ou privés (type Microsoft) à l’intérieur même des États, ça c’est du libéralisme à tout crin.
Dans ce cas-là autant dire que l’URSS était un pays libéral, vous serez alors complètement honnêtes avec vous-mêmes.
Ah, j’avais oublié les techniques interventionnistes au profit d’un système libéral! De la plus pure langue de bois! On te mets des chaînes mais garantir ta liberté, mais si mais si, c’est tout à fait logique!
Et enfin je n’ai jamais dit que les USA sont un pays anti-libéral. A-libéral, ou non-libéral, ça c’est ce que j’ai dit.
Ah, pour en revenir à la campagne américaine, petit rebondissement de dernière minute, McCain demande de mettre la campagne en pause pour cause de crise économique. Quel trouillard, quelle belle manœuvre démagogique, mais je me demande à qui ça va donner l’avantage au final.
Les bobos ont bien raison d’être pour Obama, lui au moins peut faire deux choses à la fois (sic)! Quel homme!…
@ Loseuse:
Les USA sont les diffuseurs du libéralisme (“la bonne parole”)…mais pour les autres, pas pour eux. Eux se protègent dès que ça va mal, et laissent les autres se libéraliser et crever.
Les vrais pays libéraux sont les pays pauvres: par ex. le Burkina Faso, à la botte des multi-nationales, pas les moyens d’intervenir dans leur économie, ni de faire du social ou de la santé.
Et je dis ça mais je ne suis pas bobo, je gagne 1600 Euros/mois, je bois de la bière et je vais en vacances dans le Pas de Calais.
@ Bagacum : c’est ce que j’essaie péniblement d’expliquer à certains. A la différence que je considère que les États-Unis ne se protègent pas que quand ça va mal, mais tout le temps.
bon alors pisque t’es si intelligente, tu vas nous sortir quoi maintenant, que les usa sont socialistes? ahahah
les usa ils sont libéraux quand ça les arrange et anti-libéraux quand ça les arrange, tu le dis toi-même. étant donné que la définition du libéralisme varie suivant qu’on est en europe ou outre-atlantique, et qu’elle varie aussi suivant les auteurs qui en ont traité, c’est plus compliqué que tu le penses, même si j’avoue tu es très très très intelligente (allez encore 50 lignes pour répondre!)
je suis pas libéral j’en ai rien à foutre soi-dit en passant (ou je le suis peut-être et j’en ai rien à foutre aussi!)
@ Kawha :
C’est pénible quand même, faites l’effort de lire ce qu’écrivent les gens : je n’ai jamais dit que les USA était anti-libéraux mais NON-libéraux. Je n’ai jamais dit qu’ils étaient protectionnistes quand ça les arrangeait mais TOUT LE TEMPS.
Je ne me prétends pas plus intelligente qu’un autre, mais il y a un moment où il faut arrêter de dire n’importe quoi. Le libéralisme c’est le libéralisme, que l’on soit un “ancien” ou un néo classique. Insérer une dose d’interventionnisme, ce n’est déjà plus du libéralisme pour les puristes. Avoir des entreprises publiques, nationaliser des entreprises privées, avoir des mesures protectionnistes, ça n’a plus rien à voir avec une certaine dose d’interventionnisme, donc ce n’est même plus du néo classicisme. Après si vous voulez continuer à vous voiler la face, ce n’est pas moi qui vais vous en empêcher.
Est-ce que les USA sont socialistes? Je ne sais pas, je ne parle pas de politique mais de théories économiques. En tout cas on peut raisonnablement affirmer qu’ils sont interventionnistes et protectionnistes, quand on arrête de fantasmer deux secondes et que l’on s’en tiend aux faits.
Bon, pour en revenir au sujet du post, l’actualité économique aux États-Unis est en train de donner raison aux bobos.
Obama apparaît comme le gentil noir qui va sauver l’Amérique. Et accessoirement qui va mettre fin aux guerres que mènent les USA, puisque le plan à 7 000 milliards de $ ne leur permettra de toute façon plus de financer leurs guerres. En fait, le bobo avait raison depuis le début, bravo!
Bon histoire de clarifier le débat, et de voir si on parle bien tous de la même chose, je vais exposer clairement ce que j’ai retenu du concept du libéralisme économique.
Dans libéralisme, il y a la notion de liberté : liberté d’entreprendre, liberté contractuelle, libre circulation des biens et des services…
Jusqu’au XIXe siècle à peu près, c’était valable à l’intérieur des États, mais depuis le XIXe (et surtout le XXe) avec la globalisation de l’économie, c’est valable tant au niveau national qu’international. Logique.
Le libéralisme est aussi basé sur le concept de la loi de l’offre et de la demande (l’État n’a théoriquement pas le droit de fixer de prix), mais surtout sur le concept d’auto régulation du marché (l’État n’a pas le droit d’intervenir sur le marché).
Le problème que Kawha a soulevé dans son dernier comment, c’est que les États sont gouvernés (par des monarchies, des Républiques, etc.) et que ce ne sont pas les économistes qui font les lois.
Traduire politiquement le libéralisme économique ne s’applique donc pas à des gouvernements communistes, mais pose problème aux gouvernements de droite comme de gauche (le problème se pose différemment pour les gouvernements Démocrates ou Républicains aux USA), puisque l’État est censé protéger (jusque dans la sphère économique) tous les citoyens, qu’ils soient riches ou pauvres.
Ce sont d’ailleurs les politiques qui ont passablement édulcoré le concept de libéralisme économique en affirmant que le libéralisme ne peut techniquement s’appliquer qu’avec une certaine dose d’interventionnisme (ce que je ne dénonce pas, bien au contraire, c’est tout simplement logique comme démarche). Après certains États vont plus loin, en s’autoproclamant ultra libéraux alors qu’ils sont en fait passablement protectionnistes. En bon français on dirait qu’ils sont hypocrites, mais bon apparemment je suis la seule (ou presque) à défendre cette thèse.
Mais même si l’on traduit le libéralisme en pratique politique, il faut savoir rester honnête.
Oui à une certaine dose d’interventionnisme, si tous les États peuvent y avoir droit. Or les pays pauvres sont interdits d’interventionnisme et condamnés à être strictement libéraux, ce qui les pénalise sur les marchés (voilà pourquoi le producteur de coton malien vit dans la misère, pendant que ses confrères français ou États-Uniens peuvent potentiellement s’en mettre plein les poches).
Oui à une certaine dose d’interventionnisme, s’il peut profiter à tous. Les gouvernements de droite ont tendance à favoriser les élites bourgeoises et capitalistes dont ils sont issus au détriment des plus modestes. Et les gouvernements de gauche ont trop tendance à retourner leur veste pour conserver leur place.
Mais quand on décide de nationaliser une entreprise privée en faillite avec les deniers du contribuable (ce qui n’est plus du libéralisme, même édulcoré), il faut donc s’assurer qu’il y aura retour sur investissement : que quand l’entreprise en question sera à nouveau rentable, que le contribuable puisse en tirer un bénéfice, avant qu’elle soit reprivatisée.
Si l’on n’a pas la capacité, ou la volonté, d’agir de la sorte, on ne peut pas se targuer d’être libéral.
Et voilà, encore un commentaire de 30.000 lignes, mais bon, est-ce qu’après tout ce que j’ai dit, on peut encore me taxer de manquer de discernement économique?
@Kawha (#37): “tous les agriculteurs seront sur la paille”… t’as pas l’air de l’avoir fait exprès, mais elle est très bonne !
Oh nooooooon ! Et moi qui venait de faire un super long article sur lui !!
Honte sur toi trucsdebobo, honte sur toi!!!
Après 4 heures de travail je vais devoir l’effacer à jamais!
Déjà qu’à cause de toi j’ai du annuler mon vol à Marrakech et bruler mes tongs sur un autel à ton éfigie…
Allez, je le laisse encore 1 ou 2 heures, profitez-en
http://opiniatre.wordpress.com/2008/10/29/captain-america-contre-will-smith/
Siouplé siouplé, ne dites pas que la peugeot 307 c’est bobo, j’ai pas envie de déjà devoir la revendre!!
Et voilà les bobos ont gagné
Vive Barack Oboboma
De toutes façons moi j’étais pour Hilary Clinton!