
Si vous parlez du Maroc à un bobo, attendez-vous à voir surgir le mot Marrakech dans les trois phrases qui suivent. Quand le bobo voyage, il va droit au but, et cela se traduit souvent par un séjour dans la ville la plus clichée du pays. Accessoirement, sa ville préférée est bien souvent bâtie autour de lui: tapis d’orient, babioles importées de Chine labellisées “fabriqui a la main” (sic), thé à la menthe poussiéreux (aucune chance qu’ils s’en apercoivent), le tout à des tarifs qui font oublier que le SMIC marocain est à 200 euros à peine.
A son retour, le bobo vous parlera des heures des hammams, du splendide Ryad où il aura séjourné, de la place Jam al Efnaa et des dresseurs de serpents, des souks (ils se vanteront leurs talents de négociateurs, mais ne sauront jamais que le prix appliqué par le marocain au bobo est le même qu’à l’américain, soit 8 fois celui du francais qui fait déja 4 fois celui du marocain), et arborera avec fierté ses nouvelles babouches et ses sculptures en acajou/plastique.

[...] de course est un classique Intel Pentium, et que le disque dur sur lequel il stocke ses photos de vacances à Marrakech est un [...]
Hahah exellent cette idée de blog! le premier post me fait déja mourir de rire!
Marrakech en première étape pour Essaouira où le bobo rencontrera des surfers australiens,des babas (riches) anglais, des allemands qui reviennent de Goa et, finalement assez peu de marocains (le réceptionnsite de l’hôtel et l’employé du snack ).Paradoxalement, il ne tarira pas d’anecdotes, à son retour,sur les us et coutumes du Maroc “authentique”
et il ira bouffer des escargots bouillis dans une flotte aromatisée au fenouil en se pourléchant les babines devant ce haut chef d’oeuvre de la gastronomie..arrosé d’un jus d’oranges fatiguées et poussièreuses
en attendant de diner de grillades a base de couilles de taureau et de foie et poumon de vieux mouton a moins qu’il ne préfère ces brochettes improbables de viande hachée
comme il se met a égalité avec tous les baladins et escrocs a deux pattes, il paiera une photo avec le serpent autour du cou le prix d’une photo chez Gamma
et il pourra toucher la kékétte du singe magot pour 10 dirhams !!!
quelle aventure !!!
Ah! j’allais oublier le chèche!!
indispensable, surtout au retour a Paris pour se moucher dedans et soigner le rhume que ce crétin a choppé en sortant du hammam en chemisette…………….
le bobo a Marakech ou Djerba ou Agadir arbore toujours le meme sourire coincé quand les séducteurs loqueteux locaux lui proposent d’acheter sa “gazelle” pour quelques chameaux..
il enrage intérieurement mais bon!!il faut etre indulgent envers ces braves autochtones, faut les comprendre… jusqu’au jour ou sa gazelle et lui meme se feront violer par une bande de “déshérités,mais si intéressants…..”